Je ne suis pas sportive.
Je ne sais pas ce que c’est que d’être sur un terrain, de mener et de sentir que la victoire est là à portée de main.
Je ne sais pas ce que ça fait de mener et de voir l’adversaire se rapprocher dangereusement au score et parfois même passer devant.
Je ne sais pas comment on fait pour trouver la force de ne pas se laisser abattre quand on est largement mené au score ou quand on vient de se faire rattraper au score alors qu’on menait.
Je ne sais pas ce que ça fait d’être celui qui va faire la faute, qui va manquer le plaquage, qui va prendre le but, qui va affaiblir l’équipe entière.
Je ne sais pas ce que ça fait d’être celui qui fait la passe décisive, qui fait le plaquage qui empêche l’équipe adverse de marquer, qui marque l’essai, qui arrête le but, qui met le but.
Je ne sais pas ce que ça fait d’avoir tout gagné, d’être le meilleur de sa catégorie, du tournoi, du championnat, du monde.
Je ne sais pas ce que ça fait de perdre en finale.
Je ne sais pas ce que ça fait de faire partie d’un groupe, d’une équipe, d’une bande de potes avec qui on partage tout ça.

Tout ce que je sais c’est que, nous les supporters, on partage un peu tout ça, de loin certes, mais les montées d’adrénaline sont belles et bien là.
Nous, les supporters, on n’est pas champions, mais qu’est ce qu’on est contents quand l’équipe qu’on supporte l’est.